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Revue de presse


Date: 21-05-2012
Source: Ladepeche.fr

Pour Christiane Taubira, c'est une priorité. La toute nouvelle ministre de la Justice a confirmé vouloir supprimer les tribunaux correctionnels pour mineurs. Une mesure prioritaire, car les tribunaux correctionnels pour mineurs symbolisent la politique pénale menée par Nicolas Sarkozy à l'égard des jeunes délinquants. Ici, deux conceptions de la justice des mineurs s'opposent : celle consistant à traiter le jeune délinquant avant tout comme un délinquant et celle qui tient à le traiter d'abord comme un enfant ou un adolescent. 1. Pour la droite, de jeunes délinquants de plus en plus violents C'est la loi du 10 août 2011 qui a crée les tribunaux correctionnels pour mineurs. Ces nouveaux tribunaux sont censés juger les mineurs récidivistes âgés de 16 à 18 ans qui encourent une peine égale ou supérieure à trois ans de prison. Ils sont composés de trois juges professionnels, alors qu'un tribunal pour enfants réunit un juge et deux assesseurs citoyens, intéressés par les questions liées à l'enfance. Dans l'argumentaire de Nicolas Sarkozy et l'UMP, la création de ces tribunaux répond au fait que de plus en plus d'actes violents sont commis par des mineurs. "La moitié des vols violents en France sont réalisés par des mineurs" indiquait ainsi Nicolas Sarkozy lors de son discours de Bordeaux en mars 2012. Une analyse récusée en 2011 par le le sociologue Nicolas Bourgoin : "Les enquêtes de victimation et de délinquance auto-reportées (...) montrent une baisse tendancielle de la fréquence des infractions commises par les mineurs depuis le début des années 1990, contredisant nettement les propos sécuritaires actuellement dominants"

2. Une rupture avec l'"Ordonnance de 1945" Cette loi, de même que celle de 2007 "renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs", a modifié l'Ordonnance de 1945, le texte de référence pour la justice des mineurs en France. Cette ordonnance pose le principe de la spécificité de la justice des mineurs et la primauté de la logique éducative sur la logique répressive à l'égard des mineurs. Pour une bonne partie de l'ancienne majorité présidentielle, ce texte n'est plus adapté aux "jeunes d'aujourd'hui" et génère un sentiment d'impunité en les traitant comme des victimes de mauvaises conditions de vie et non comme des personnes responsables de leurs actes. Le projet de l'UMP pour l'élection présidentielle de 2012 prévoyait d'ailleurs de mettre en place un code pénal des mineurs pour remplacer l'ordonnance de 1945. A l'inverse, François Hollande veut réaffirmer la spécificité de la justice des mineurs alors que la politique menée ces dernières années (sous la présidence de Nicolas Sarkozy, mais aussi dès 2002, avec les lois Perben) tendait à la rapprocher de celle des adultes. Il s'agit de ménager l'avenir du jeune délinquant en évitant de le plonger dans un univers carcéral violent qui risquerait de le marquer à vie au lieu de l'aider à se réinsérer.

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Date: 13-05-2012
Source: LeMonde.fr

L’histoire de Fahim Mohammad, bengali de 11 ans proclamé champion de France poussins des échecs, fait la Une de tous les médias. Certes il n’est pas le premier étranger à remporter une compétition nationale, mais il souffre d’un handicap majeur : être en situation irrégulière. Comme le premier ministre sortant François Fillon s’y était engagé, cet enfant a obtenu de pouvoir séjourner en France, sachant que mineur il n’est pas expulsable. Il va surtout disposer de papiers lui permettant de circuler de par le monde et donc … d’intégrer au plus tôt l’équipe de France. Il ne manque plus que l’accord de la Fédération bengalie pour qu’il puisse jouer sous les couleurs de la France, mais ce feu vert ne devrait pas faire défaut. Dans la foulée, logiquement, son père présent auprès de lui obtient un titre de séjour de 2 mois avec autorisation de travail. S’il trouve du travail il se verra accordé un titre de séjour valable, cette fois, pour un an. Laurent Cathala, député et maire de Créteil, déclare vouloir s’y employer en offrant un emploi municipal à M. Nura Alam. Il veillera aussi à ce que les Mohammad ait enfin accès à un appartement quand jusqu’ici ils avaient des accueils précaires, des hôtels sociaux ou plus récemment des familles d’accueil, après avoir vécu le pire, dixit Fahim, en passant une nuit dans la rue quand l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et la CNDA (Cour nationale du droit d’asile) ont rejeté en août 2010 les demandes de titre de séjour du père et du fils, la femme et deux enfants de Nura Alam demeurant toujours au Bangladesh.

Depuis quatre ans – une éternité pour un enfant – tous deux sont en France en situation irrégulière. Fin 2008, Fahim et son père débarquent en France en avion “avec un passeur qui nous a repris ensuite les passeports”, se remémore-t-il. Ils ont fui le Bangladesh pour des problèmes politiques. “Mon père était dans le clan qui a perdu les élections présidentielles. Ils l’ont menacé de s’en prendre à moi.” Fahim était déjà doué pour les échecs. Il dit avoir retenu de cet épisode qu’“ils ne voulaient pas que je joue bien aux échecs. Ils étaient jaloux”. Dès l’âge de 5 ans, il gagne la plupart des tournois qu’il dispute. Pas étonnant qu’une fois arrivés à Paris, son fils étant doué, le premier réflexe de Nura Alam fut d’inscrire son fils à un tournoi d’échecs. A 8 ans, il remportait en France la compétition réservée aux moins de 20 ans. Un entraîneur le repère et lui conseille d’aller faire un tour dans un club où évoluent des jeunes du plus haut niveau français. Là, Xavier Parmentier, entraîneur durant vingt ans de l’équipe de France des jeunes, le repère rapidement et le prend sous son aile.

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Date: 03-05-2012
Source: LeMatin.ma

Le directeur général du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), Anthony Lake, a fait part, mercredi à New York, de sa préoccupation concernant les informations faisant état de violations du droit international humanitaire dans le nord du Mali, où des enfants ont été victimes de viols et de recrutements forcés au sein des groupes armés qui sévissent dans la région. L'Organisation Human Rights Watch a publié hier un rapport convaincant qui présente en détail des témoignages sur l'enlèvement et le viol de filles et de femmes par des groupes armés dans le nord du Mali et le recrutement et l'utilisation d'enfants par des groupes armés, a déclaré Lake. De tels actes sont des violations graves du droit international humanitaire et peuvent constituer des crimes de guerre.

«Le rapport renforce la nécessité d'une plus grande attention à la situation au Mali et dans la région du Sahel. Et il doit être mis fin immédiatement à ces actes odieux», a-t-il ajouté. La situation sécuritaire volatile et l'accès limité à la région ont empêché les Nations unies d'enquêter véritablement sur les cas signalés.

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Date: 02-05-2012
Source: Mediapart

En France, l’instruction est obligatoire pour tous les enfants, français ou étrangers âgés de 6 à 16 ans et l’école est un droit pour tous à partir de 3 ans. Pourtant, depuis huit mois une vingtaine d’enfants attend le droit de se rendre à l’école. Ils ont entre 3 et 11 ans et leurs familles sont demandeuses d’asile. Elles sont logées en hébergement d’urgence sur la commune de Rubelles mais le maire refuse d’inscrire leurs enfants à l’école. Le premier argument avancé a été la question linguistique : ces enfants ne parlent pas français et l’école de Rubelles ne disposait pas de dispositif spécifique pour accueillir ces élèves. Les premières familles qui se sont présentées à la mairie de Rubelles ont donc été orientées vers la mairie de Melun, une commune voisine, pour que les enfants soient scolarisés en CLIN (classe d’initiation). Si, dans un premier temps, la commune de Melun a accepté de scolariser, à titre exceptionnel, plusieurs élèves de Rubelles, elle n’a pu satisfaire les demandes suivantes et les familles ont alors été renvoyées vers leur commune de résidence. Elles ne cessent depuis de se battre pour faire admettre leurs enfants à l’école de Rubelles.

A ce jour, seuls ceux qui, étant en France depuis plusieurs mois et parlent déjà bien français et ceux qui, bien que ne parlant pas français, sont de nationalité française ont pu être scolarisés. Pourtant, depuis la fin du mois de janvier un dispositif CLIN a été déployé sur l’école de Rubelles et est prêt à faire face à de nouvelles arrivées d’enfants. Mais le maire reste sourd : les enfants qui ne parlent pas français ne sont toujours pas scolarisés. Le maire avance d’autres raisons pour justifier ces multiples refus d’inscription scolaire : les effectifs tout d’abord (« nous sommes surbookés», alors même que l’éducation nationale assure qu’il n’y a « aucun problème d’accueil » à Rubelles), le coût (« un enfant scolarisé, ça coûte cher ! »), la légitimité de leur présence sur la commune (« Michel Dreano [adjoint au maire] aimerait qu’on lui prouve qu’un résident d’hôtel est un habitant ») ou la baisse du niveau scolaire qu’engendrerait la présence d’enfants non-francophones à l’école.

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MINEURS: Observatoire enfance


Date: 12-04-2012
Source: Vita.it

A suivre le lien vers des articles de l'Observatoire enfance de Vita.it

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Lien vers l'article (italien)

 

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